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histoires de filles

 

Chut! ne  le dites pas trop fort…

Laquelle d’entre nous n’a jamais eu à se déplacer comme un sioux et employé la langue des signes pour demander un tampon ou une serviette à une copine, collègue ou inconnue… En y pensant, c’est assez marrant. Bah oui, j’ai pas peur de le dire, j’ai presque hésité avant de vous écrire là-dessus. Et pourtant c’est un sujet banal de nos vies de femmes, une préoccupation santé comme une autre et aussi un impact sur l’environnement. Oui, c’est bien une histoire de fille, peut être un peu formatée par/pour les garçons? Le sang c’est sale on le montre pas ( ou en bleu apparemment c’est plus acceptable quelle drôle d’idée) et on en parle pas ça peut heurter la sensibilité.

Bah non, et zut à la fin, c’est naturel, ça fait partie intégrante de la féminité, ça reste aussi un « rite de passage » d’un stade à l’autre de nos vie de leur commencement à leurs arrêts provisoires ou définitifs.

Mais pourquoi diantre veut-elle parler des règles? où veut-elle en venir?

Pas de régression

La santé, c’est le plus important. On a toute été choquées par l’histoire de cette mannequin ( Lauren Wasser) amputée de la jambe à la suite d’un choc toxique lié à l’usage d’un tampon. Bon, faut dire, c’est un cas sur des millions, mais quand tu penses à la compo de ces tampons… pesticides ( dont 2 interdits en Europe depuis l’an 2000), glyphosate, agents chlorés…  Franchement c’est flippant, surtout que, encore une fois, les produits bio en contiennent moins, mais ne peuvent en aucun cas en être exempts.

Bon, y a des adeptes des serviettes. A la maternité, certaines aides-soignantes me donnaient du stock en me disant que celles vendues dans le commerce étaient susceptibles de provoquer des infections. Bien sûr, elles sont également sujettes aux substances dangereuses( même si leur usage reste externe) et agents de blanchiment. En plus, niveau confort, malgré les progrès( tailles, textures, ect..) c’est pas vraiment ça.

Et l’écologie, on en parle? Que deviennent-elles après? Un claquement de doigt: on a rien vu! Que peut on faire pour éviter les 150 kilos de serviettes ou tampons jetés au cours de notre vie?

les alternatives

La cup : parlons en. Au départ, je pense que c’est une bonne idée. Après c’est un cap qu’il faut passer. Perso, j’ai essayé, j’en suis revenue, question de confort, oui me suis retrouvée en galère dans les toilettes d’ un resto de bord de mer où il n’y avait pas de lavabo…Et puis, le principe de la cup, tout comme celui des tampons ce n’est pas mon truc, mais je connais d’autres filles qui l’utilisent et en sont ravies. Un objet, unique, lavable, réutilisable… Bon c’est économique, pas encombrant, s’entretien facilement, assez parfait. Un article de l’OBS est cependant à prendre en compte, non sur la toxicité de l’objet, mais sur le risque de choc toxique lorsque l’on oublie de le changer…

Et puis, sur Instagram, j’ai vu une publicité( ha ha, oui je sais ça fait naze en plus y en a 10 000 des pubs sur insta), mais ça m’a fait un déclic. Des culottes absorbantes. Mais c’est génial en fait. Simple et génial. Écologique, pratique, confortable, j’ai eu tout de suite envie d’essayer. Sauf que j’étais enceinte et comme j’allaite encore mon bébé, il a fallu attendre le retour de couche.

Voilà, vous saurez tout, je viens tout juste d’essayer et j’ai pas été déçue. C’est confortable, minimaliste, pas de « couche » supplémentaire, juste une culotte qui absorbe. Le seul bémol, c’est si vous êtes trop bonne cliente comme moi, vous vous faites avoir. Oui, ça parait évident maintenant, mais en fait, quitte à en avoir plusieurs autant les prendre toutes en « flux max ». Bah oui, quoi qu’il arrive autant être trop protégée que pas assez. Je dirais 3 ou 4 pour être bien. Prévoir de se changer une fois dans la journée les jours les plus abondants, même si de mon expérience, tout s’est bien passé, pas de fuite. Avant de mettre à la machine( à froid), mettre à tremper à l’eau froide. C’est tout!

Je sais bien que la tendance est au free flow, quoi? vous non plus vous savez pas ce que ça veut dire? flux instinctif libre. Ne pas porter de protections hygiéniques. Se retenir, comme pour aller aux toilettes, contrôler son périnée. Je crois qu’on peut essayer, mais en attendant, on peut porter ces culottes hyper confort.

Il existe aussi des protections lavables. Intéressantes en complément de la cup ou si on reste avec les tampons( bah oui, on a le droit, faut pas culpabiliser, chacun son rythme).

Pour l’instant, j’ai trouvé 3 marques, thinx, modibodi, et fempo. La première est américaine( New York), propose plusieurs modèles, mon préféré étant le cotton brief, un shorty hyper absorbant en coton bio. Pour 3, 6 ou 9 le tarif est dégressif, ceci dit faites attention à la taxe à régler lors de la réception. La seconde est australienne,mais livrée du royaume uni, possède un choix de sous-vêtements plus complet que les autres. La troisième et dernière marque est française et va à l’essentiel: 2 modèles( bientôt 3) de culotte absorbante.

Compter une trentaine d’euros pour une culotte, oui je sais ça fait cher à l’achat, mais au final tout le monde s’y retrouve, vous, la terre et votre portefeuille. Mon petit doigt me dit que ce n’est que le commencement… Heureusement, le local, c’est toujours mieux. L’artisanal, c’est toujours mieux. Ça me fait penser à un prochain article, dans lequel on parlera des marques que je cite.

Aux nouvelles générations

J’ai eu la chance de passer une partie des vacances de février avec une adolescente ( comment ça chance et ado ça va pas ensemble?!)qui vivait ses premières menstruations. Cela m’a rappelé des souvenirs en raison de l’intensité de la douleur et aussi l’impuissance et l’acceptation mais aussi une grande force. Comme ses parents sont séparés, c’était avec son papa qu’elle a du faire face à la situation. ce n’était pas la première fois pour elle,mais j’ai aimé la manière maladroite et très touchante dont ils ont géré la situation, posant des questions et lui, empathique face à la douleur de sa fille. Ils en ont parlé très librement et quand je lui ai demandé si cela la gênait elle a répondu simplement « non ». 

Et j’ai trouvé ça cool et normal. J’ai deux filles et j’aimerai qu’elles aussi soient à l’aise avec ça, qu’elles puissent en parler sans honte, sans chuchoter, sans se trouver sale. Voilà. Je suis pas sûre que cela se joue à un bout de tissu, mais moi j’ai aimé ce confort, le confort que procure un sous-vêtement ( de qualité) à la place d’une protection plastique, silicone ou d’un tampon, même s’il faut faire attention selon la quantité du flux, je conseille de le tester, c’est pas loin d’avoir changé ma vision des règles avec on va pas se mentir un peu de satisfaction pour la quête du zéro déchet…

2 thoughts on “histoires de filles

  1. Merci pour cet article bien intéressant qui donne envie de tester !
    Niveau gestion des flux ok et tant qu’on y est, niveau odeur ces culottes elles remportent aussi le crashtest ?

    1. Yes! c’est vrai ça j’aurai pu en parler, d’ailleurs dans les descriptifs ils le disent… oui oui essaye tu verras tu seras pas déçue. Prévois quand même du stock si tu voyages😘

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